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Les agriculteurs attendent toujours leurs indemnisations...

Le député et membre de la Commission de l’agriculture à l’Assemblée des représentants du peuple, Hassen Jarbouï, a reconnu, lors de son intervention dans l’émission « AgroMag » de ce jeudi 17 septembre, le retard dans le versement des indemnisations aux agriculteurs victimes de catastrophes naturelles, alors que leurs cotisations continuent d’être versées au Fonds d’indemnisation des dommages agricoles causés par les calamités naturelles (FIDAC).

Il a ajouté que ce problème persiste depuis près de deux ans, après la modification de l’article 19 de la Loi de finances 2025, qui a prévu une révision du décret régissant le FIDAC. Cette modification a retiré la gestion du fonds à une compagnie d’assurance privée pour la confier aux ministères de l’Agriculture et des Finances, entraînant ainsi l’arrêt du versement des indemnisations.

Le député a fait savoir que le Parlement avait proposé des solutions législatives pour remédier à ce problème, ainsi qu’aux différentes difficultés auxquelles les agriculteurs sont confrontés.

Il a souligné que le secteur agricole repose sur trois systèmes interdépendants, à savoir la production, la transformation et la commercialisation, estimant que la production constitue le maillon essentiel que l’État doit soutenir en cas de catastrophe naturelle, compte tenu du lien étroit entre le secteur agricole, la sécurité alimentaire et le tissu économique des régions intérieures.

Hassen Jarbouï a, également, aux indiqué que le blocage des indemnisations avait été évoqué, ce lors d’une réunion avec le ministre de l’Agriculture. Ce dernier a fait savoir que les demandes déposées par les agriculteurs au titre des années 2025 et 2026 étaient en cours de traitement et que plusieurs dossiers étaient restés incomplets au niveau de la compagnie d’assurance qui gérait auparavant le fonds. « Ceux de 2023 et 2024 font, quant à eux, toujours l’objet d’une coordination entre les structures compétentes », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, l’invité d’« AgroMag » a déploré ce qu’il a qualifié de « lacunes » dans le texte régissant le FIDAC, notamment en ce qui concerne la définition des types de catastrophes et de dommages pouvant donner lieu à une indemnisation. Il a assuré que ce texte pouvait être révisé et amendé afin de l’adapter aux nouvelles réalités du secteur agricole.